...When Every Little Thing Goes The Wrong Way...

...When Every Little Thing Goes The Wrong Way...
Un article pour remettre les pendules à l'heure, l'heure du jour, l'heure de mon sentiment de profonde déprime : me voici, moi, j'ai encore foiré.
Oui j'ai foiré comme je foire complet depuis le début de cette année. Depuis que j'ai foiré ma vie scolaire au moment même où j'ai reçu ce bulletin qui m'a brisé complètement...un 10...moi, un 10...moi.

Je sais que c'est général, je sais que le bateau qui me porte tant bien que mal est rempli de personnes dans mon cas seulement avant ce bulletin, je ne voyais pas ces autres...j'avais mon coin à moi, mes notes à moi et le bateau était un immeuble solide avec des étages dont la hauteur ne m'importait pas tant que j'étais assez haut pour ne plus voir les autres.

Je ne sais pas si quelqu'un comprend ce que je veux dire...entre nous, je m'en fou, tant que j'arrive encore à me comprendre moi-même. C'est dans ces moments ci que je me dis que je bosse pour moi et non pas pour mes parents, parce que quand même, pleurer parce que le prof vous convoque après votre foirage total de l'exam et vous demande « ce qu'il y a » c'est que quelque part vous aimez ce que vous faites. Alors oui, après des années je me dis que j'aime l'économie, que j'aime la compta et que quand je foire quelque chose qui est là pour me sauver la vie et me remonter dans mon étage bien au dessus des autres pour reprendre en mains mon avenir, j'arrive et je ballais tout d'un revers de main...et je me dis merde, pourquoi est ce que je n'ai pas révisé...et puis je me dis que même si j'avais révisé, le résultat aurait été le même parce que de toute façon je suis née pour foirée comme une conne.

Le bac est la ligne d'arrivée et pour l'instant je fais tomber les obstacles un par un au lieu de sauter par-dessus, je m'embrouille, je trébuche et vais bientôt finir par me briser quelque chose...à moins bien sûr que cela ne soit déjà fait.... ?

Vive le sentiment de déprime profonde et de détermination à faire mieux dans les prochains contrôle, là, maintenant, au même moment où ses lignes s'écrivent j'y crois...mais en même temps je sais, j'en suis sûre, il y aura toujours quelque chose pour me faire louper l'obstacle et m'étaler à plat ventre au sol. Comment est ce que je les évitais avant tout ça ? Je n'ai jamais été très bosseuse à la maison, je me suis toujours contenté de ce que je faisais en cours mais cette année suis-je moins attentive ? Ou alors suis-je victime d'un nouveau mode d'emploi que je ne sais pas encore lire. Le net est il vraiment mon problème ? Est-ce ça ? Ou bien est ce que c'est autre chose... ? Je ne cherche pas de réponse, de toute façon je ne pense pas en trouver...juste pour le besoin de le faire, pour se libérer et ressortir sa frustration en autre chose que les larmes qui me révulsent depuis quelque temps...juste pour un moment...juste pour moi...

# Posté le jeudi 30 novembre 2006 08:29

And Let Me Feel Your Pain...Kept Inside...

And Let Me Feel Your Pain...Kept Inside...
A Song For A Hidden Symphony

If I write you a song
Will you forgive my melody
The lack of words, and listen carefully
To what I have to say...to what I have to tell...?

I confess, I'm not a fan
And wish I'll never be
But even if I keep trying,
Holding back, and struggling with my broken heart
Your voice needs just a second
To make me lose control

There is something hidden deep inside of you
Your eyes are whispering some mysterious secrets
I can feel the pain even when you smile
Is it real? Are you lonely somehow?
Do you still need something to give a truthful smile?

Well...if it's true, cheer up boy you're not lonely anymore
And let the past go even if it hurts you
In the moments of loneliness you just have to close your eyes to the world
And open up your heart to your fans all around the planet
The are always with you, singing your songs, even dreaming about you
it may sound crazy but it's true: they love you

Your voice is a gift from heaven
It's something pure, something real
I can feel it in my whole body while you're singing
It heals my wounded soul, it makes me feel free.

I wish I could thank you for all you've done
And erase the sorrow of your gaze
To free your soul and kiss the pain away
But I'm sorry...I know, I can't

So in exchange, all I have to give is a promise
I promise to support you until the end
To be with you whenever you feel like giving up
In those moments of pain
Just close your eyes to a silent night
And let the wind embraces your all
Tell him your secrets, confess your fears
Let him hear your hidden symphony
That beautifully sad sound of yours, all in harmony
The wind will send it to me
And I swear, I'll forgive your melody
The lack of words, and listen carefully
To what you have to say...To what you have to tell...


Copyright to Me, donc :PAS TOUCHE!

# Posté le mardi 05 décembre 2006 15:26

Modifié le jeudi 31 mai 2007 04:01

Three Years Ago...And Now, It's Over

Three Years Ago...And Now, It's Over
A 10h moins 10mn il me semble, j'avais fini. Pas complètement satisfaite, certes, mais au moins, c'était « fini ». Ce pourquoi on bosse pendant 3 ans s'est achevé sur la dernière ligne de la copie d'orga. 3 années viennent de se finir et pourtant...je ne ressens rien.

Ce serait sans doute faut de nier que je suis totalement insensible à cette fin mais j'aurais aimé qu'au moins on reste un peu ensemble, que celle que j'avais considéré comme étant ma meilleure amie pendant un long moment ne se sauve pas comme une voleuse avec celle qui m'en a voulu de ne pas la voir comme étant ma meilleure amie justement. Quelle ironie ! Et je ne ressens même pas de rencoeur, je suis juste...un peu déçue disons et puis bon, cela ne compte plus vraiment maintenant.

3 ans. Mon dieu que trois ans passent vite, que trois ans sont remplis de tellement de chose que l'on en vient à ne plus s'en rappeler. Mais s'il y a bien une chose qu'au final on retient, c'est cette envie de leur crier à tous « je t'aime » même si on ne l'a pas toujours penser durant ces trois années de lycée. Oui, je les aime tous, malgré leurs conneries, leur niveau de français à m'en faire arracher les cheveux, et leurs rires pour tout et rien. Je les aime parce qu'ils sont trois ans de ma vie, parce qu'ils seront peut êtres, à jamais, mes trois plus belles années.

Le Lycée. El Yassmine. J'ai débarqué là bas un matin chaud de septembre, en me demande ce que je faisais là. Je ne connaissais personne et je n'avais pas spécialement envie de me faire de nouveaux amis, je ne m'attendais même pas à aimer les matières que j'aurais dont j'ignorais encore tout à l'époque. Je ne m'attendais, en définitif, à rien ce de ce que j'ai vécu.

J'ai croisé Fatiha devant les portes, je dois dire que je n'avais pas vraiment prévu qu'une fois passé ce moment, nous deviendrions inséparable, juste cette année. Inséparables dans nos délires, nos petites histoires, nos médisances, nos folies... Elle m'a appris à voir les choses d'un autre point de vue, j'ai vu un autre Maroc grâce à elle. Et elle a croisé l'Europe dans mes mots, l'Amérique dans mes chansons, le japonais dans mes rêves. Une amitié comme on n'en trouve peu, une amitié qui ne dura pas, mais qui comptera à jamais.

Il y a lui. Lui, cet homme que je garderai toujours en mémoire car c'est grâce à lui que j'ai arrêté de me poser mille et une question sur mon avenir. Economie égalera à jamais Mr Mehdi. Mr Ironie, Mr Cynisme qui n'arrêtait pas de me rabâcher que la vie était belle, puisqu'il me trouvait un peu trop...triste voire même, pessimiste. Je l'avoue, je le suis, enfin plus pessimiste que triste mais il m'arrive de me déconnecter de la réalité pour partir dans les regrets du passé. Triste. C'est bizarre, avant ses lignes je n'avais pas vraiment réalisé toute la réalité de ce mot. Je suis triste en effet, triste d'avoir été brisé avant l'âge de pourvoir le digérer sans trop d'amertume. Triste de crouler sous le poids des secrets. Triste mais heureuse en même temps. Parce que oui, la vie peut être belle, elle l'a été, le jour où j'ai eu ce grand homme comme professeur.

J'ai eu d'autres prof, dont certains que j'ai haï (ceux de math évidemment) et ceux que j'ai adoré, principalement, ceux d'économie. Ils m'ont tous, à leur façon, appris à aimer les matières de l'économie, à aimer ce choix que j'avais fait malgré moi, à devenir quelqu'un de meilleur. Je sais que je suis bien meilleure qu'il y a trois ans, même si mon niveau de math est passé de médiocre à exécrable, je ne m'arrête pas à ça puisque je sais qu'en économie, j'ai été l'une des meilleures que ce lycée ai connu sans prétention aucune.

Parlons un peu de ma classe, que je devrais me résoudre à garder en mémoire puisque nous n'avons pas pris la peine de nous prendre en photo. Oui, à l'inversion de la classe de pouffiasse powa des TGC, nous, on s'est séparé avec une poigné de main et un câlin, rien dans le genre « non, c'est trop affreux de partir maintenant » rien de ça. Il faut croire qu'après une épreuve, la dernière du BAC, on n'a pas vraiment la tête à ça. J'avais pourtant la tête à ça. Je ne sais pas si j'ai réussi, je sais que j'ai foiré les math avec mention. Mais je garde un petit espoir que peut être j'aurais une bonne moyenne, assez pour pouvoir me sentir fière et effacer le choc des notes de l'année dernière. Assez pour démarrer quelque chose de nouveau, dont j'ai peur, affreusement peur. De toute façon, j'ai toujours eu horreur du changement, ce n'est pas demain que cela changera, on se refait pas.

Alors pas de photos, que des souvenirs qui volent dans l'air et je retiendrais une étreinte qui compte puisque j'ai pleuré, et elle aussi. Elle s'appelle Soumia et je n'ai pas envie de l'effacer. Ce n'est pas ma meilleure amie, on ne peut pas vraiment dire que nous étions très proches mais c'est indéniablement une fille que j'aime très profondément et qui me manquera. Soumia était ma rivale directe en français, mais aussi en économie pendant notre première année, elle a été première de la classe au premier semestre de cette année et puis, elle a dégringolé, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs. J'ai eu de meilleures notes qu'elle en français et en d'autres matières mais les notes, ça ne compte pas. Sans elle, j'aurais sans doute baissé les bras un nombre incalculable de fois. Alors, même si elle ne lira sans doute jamais ses lignes, Ma Soumia, merci. Merci de croire en moi et sache que je n'oublierai jamais tes mots « ne change jamais, reste comme ça, avec cette personnalité ». En hommage à toi, je ferai tout pour ne pas changer, je deviendrai bien meilleure et j'espère qu'un jour nos routes se croiseront.

Il y a une autre personne qui a compté, même si nos adieux n'ont pas eu lieu. Yassine. Mon meilleur ennemi comme j'aime l'appeler. Ce garçon que je connais depuis six ans. Que j'ai vu évolué de médiocre à excellent et que j'espère un jour trouver en page économique d'un journal en tant que directeur de dieu sait quelle compagnie en pleine expansion. Même si on n'a pas souvent été d'accord, je le comprenais et lui aussi, à sa manière. Il m'a poussé à donner plus, à donner mieux, à donner tout. Sans lui, je n'aurais sans doute jamais eu la première note en économie l'année dernière 18.75/20 en moyenne générale, si mes souvenirs sont bons. Cette moyenne est la mienne, je le sais, j'y ai tout mis et même si cette année j'ai eu un prof plus con que bon même s'il clame le contraire, je sais que je peux encore arriver à cette note, il suffit de me recentrer sur mes priorités, et pour l'instant, je veux juste laisser un peu mon monde économique qui j'espère sera toujours le mien dans le futur. Yassine, j'espère que tu iras là où tu veux aller, je crois en toi, je suis fière de toi peu importe les résultats du BAC, parce que moi, je sais ce que tu vaux.

Je me souviens qu'en revenant à la maison tout à l'heure, je me parlais à moi-même comme je le fais souvent alors que nous marchions avec Samira et Imad. Je me disais « le vide au fond de moi se creuse à fur et à mesure que mes pas s'éloigne de ce lycée où j'ai vécu depuis 3 ans. Mon autre maison, mon autre famille» C'est vrai, quelque part il y a un vide, que je sais, je ne ressentirai complètement que quand les résultats seront sous mes yeux. Je veux croire que j'ai une chance de faire la fierté de mes parents, parce qu'après tout, c'est pour que je bosse. Rien que pour eux. S'il ne tenait qu'à moi j'aurais arrêté depuis longtemps pour me consacrer à l'écriture. Mon écriture.

Il parait que j'ai un don, il parait que je suis douée, il parait que j'ai un style unique et une façon de décrire les sentiments des personnages qui fait appel à l'empathie. Il parait tellement de chose que je fini par y croire et c'est pour quoi, cet été, inchallah comme il faut dire d'instinct chez nous, je commencerai mon premier manuscrit. Je sais déjà à qui je le dédirai : à Mehdi. Et aux autres, à certain autre mais surtout à lui. Parce qu'il y a cru bien avant moi, et j'espère que si je me fais effectivement publié comme on semble le croire, il le lira et l'appréciera. Mais tout ça est loin et je ne fais encore que rêvasser. Mais j'y crois, pour la première fois depuis des années, j'y crois en ce roman qui changera peut être ma vie.
Maintenant, seule l'attente compte. Et pour faire passer le temps je vais sans doute écrire encore et encore parce que finalement, ça me réussit bien lol. On verra dans quelques jours, on verra bien ce qui a résulté de ses trois ans. J'ai foi en l'avenir, j'ai foi en moi.

Pour mes chéries, qui passent la semaine prochaine, je souhaite que ça se passe bien. Que ma Meiko s'en sorte sans calculette et qu'Anna trouve inspiration en philosophie. Que Nyny ne prenne pas la Tasse avec tous ses textes à analyser et puis que ma s½ur s'en sorte même si je ne m'inquiète pas vraiment pour elle. Elle est bien plus douée que moi quand ça parle arabe à chaque phrase lol.

Alors on se retrouve le 20 Juin apparemment. Je ne dirais pas que j'ai hâte mais il est vrai que je voudrais me savoir enfin libre et surtout, heureuse de l'être. So God, I beg your help...And thank you for everything.

# Posté le samedi 09 juin 2007 07:56